Les médias sociaux pour les entreprises

Quels sont-ils et pourquoi les utiliser?

 Les médias sociaux et les réseaux sociaux occupent une place de plus en plus visible sur le Web en affaires. Est-ce une tendance qui sera de courte durée, une mode passagère ou faut-il s’y intéresser maintenant lorsqu’on est en affaires? Non, ce n’est pas une mode passagère et oui, les entreprises ont le choix de prendre le temps d’y participer ou non. Est-ce une obligation? Pas plus que celle d’avoir un site Web ou un téléphone d’affaires en 2011! Vous comprenez par la réponse qu’ils sont devenus une réalité avec laquelle on doit jouer.

 Tout d’abord, apportons une précision quant aux termes utilisés; quelle est la distinction à faire entre médias et réseaux sociaux? Les médias sociaux sont des lieux virtuels de partage d’informations alors que les réseaux sociaux utilisent les médias sociaux pour favoriser les échanges et les liens entre personnes qui ont des intérêts en commun. Des noms? Facebook, Twitter, Youtube, Dailymotion, Flickr, LinkedIn, Viadeo, MySpace, Slideshare et des tonnes de blogues sur tous les sujets.

 Pourquoi les utiliser? Parce qu’ils font partie de la stratégie de communication et de relation entre l’entreprise, ses clients et ses fournisseurs. À l’ère où les employés, les clients et les fournisseurs ont la possibilité de donner leur opinion, qu’on la leur demande ou pas, aussi bien prendre les devants et leur donner la parole. « Le vrai risque est de ne pas y être », Michelle Blanc, Les médias sociaux 101.

 Des chiffres venant du CEFRIO : « Au cours de la dernière année, c’est de loin le réseau social Facebook qui a été le plus utilisé par les PME canadiennes (60,9 %), suivi par le réseau LinkedIn (32,9 %) ainsi que d’autres réseaux sociaux (22,2 %). Facebook est par ailleurs plus favorisé par les PME du secteur des services (70,9 %) ainsi que celles du secteur du commerce de gros et de détail (65,9 %), par opposition au secteur manufacturier (29,1 %). »

 Faut-il se lancer absolument dans une présence sur les médias sociaux? Pas avant d’avoir évalué ce que vous pouvez y apporter, ce que vous allez en retirer, les ressources en argent, en temps et en personnes que vous êtes prêt à y consacrer. L’utilisation des médias sociaux fait partie d’une stratégie d’affaires. Votre réponse, votre rapidité de décision et d’implication dépendent de votre type d’entreprise et de votre style de personnalité; il n’y a pas de recette pour tous.

 La convergence, vous connaissez? Michelle Blanc écrit sur la création d’une communauté, d’un groupe que vous suivrez et qui vous suivra dans vos propos sur votre blogue, vos interventions avec Twitter ou Facebook. « Montez votre réseau avant d’en avoir besoin. »

En cliquant sur le prochain lien, vous verrez un exemple rapporté sur le blogue de Micheline Bourque quant aux étapes à franchir pour assurer une présence réussie à partir d’un plan marketing.

 Les médias sociaux ont des particularités différentes. Facebook, dont l’utilisateur n’est pas propriétaire de sa page, peut facilement afficher des photos, des commentaires; l’administrateur de la page doit être présent pour suivre les interventions.

 Twitter permet du microblogage, en écrivant un commentaire de 140 caractères ou moins, et renvoie la plupart du temps à une page sur un site Web.

 Dans l’exemple Twitter, Raymond Morin nous amène à son site Web qui est également son blogue. Il y a donc convergence entre les trois médias, soit Facebook, Twitter et blogue.

 La courbe d’apprentissage des médias sociaux varie selon les individus et l’intérêt que vous y portez. Pour faire des choix éclairés, vous devez vous renseigner, fouiller, lire, écouter, assister à des conférences ou participer à l’action. Rien de tel que de passer du temps sur le Web pour voir ce qui se fait par des gens que vous estimez dans différents domaines et par la concurrence ou encore dans l’ensemble de l’industrie où vous oeuvrez.

 Alors, par où commencer? Observer. De la même façon qu’un amateur de glisse observe les pentes et les autres glisseurs avant de se lancer sur les pistes. Michelle Blanc, dans Les Médias sociaux 201, donne six étapes :

 1-    Écoute et monitorage

2-    Création de ses profils

3-    Création de contenus

4-    Distribution et promotion des contenus

5-    Création d’une communauté

6-    Mesure, analyse et ajustements

 En prenant des informations, vous verrez si les médias sociaux peuvent faire partie de votre plan d’affaires pour développer une nouvelle clientèle, stimuler les ventes et les profits. Et à qui confierez-vous la tâche?

 

Par Francois Brosseau, formateur

La santé et la sécurité au travail

Un jour sur quatre, un Québécois perd la vie au travail

 Un jour sur quatre, un Québécois perd la vie au travail. C’est avec ce message lourd de sens que la CSST poursuit sa campagne de sensibilisation cet automne. Chaque année, plus de 90 000 travailleurs sont blessés ou mutilés au travail. Au-delà des statistiques, ce sont des drames humains, des familles meurtries, une perte d’expertise pour les entreprises et des coûts faramineux pour la CSST.

Luc Meunier, chef de la direction de la CSST et Claude Legault, porte-parole de la campagne publicitaire. Photo:Sébastien St-Jean

Vous êtes préoccupé par la santé et la sécurité de vos employés et collègues? Vous avez à cœur l’amélioration des conditions de travail de vos travailleurs? N’hésitez plus et élaborez un programme de prévention selon vos besoins. À quoi cela sert-il? Il vise à éliminer ou à contrôler les dangers au travail et comporte des mesures concrètes pour y arriver. Il est élaboré par les employeurs avec la participation des travailleurs.

Que contient-il? On y retrouve les principales sources de danger, les règlements et les normes à respecter pour éliminer ou contrôler ces dangers, les équipements de protection individuelle à utiliser pour protéger les travailleurs, les mesures de surveillance et d’entretien à appliquer, les besoins de formation à satisfaire et les moyens mis en œuvre pour y arriver.

Dans tous les cas, vous devriez être accompagné pour l’élaboration d’un programme de prévention. Vous désirez dispenser des formations en santé et sécurité au travail? En voici quelques-unes : conduite de chariot élévateur, plateforme élévatrice et nacelle, pont roulant, système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT), hygiène et salubrité alimentaires, relation d’aide, etc.

Tous les milieux de travail, les petits comme les grands, doivent être sécuritaires et la prévention, c’est l’affaire de tous, travailleurs et employeurs. Comme le dit si bien le comédien Claude Legault dans l’annonce publicitaire télévisée portant sur la prévention en milieu de travail : « On travaille pour gagner notre vie, pas pour la perdre. »

 

Source : Mario Haman, conseiller aux entreprises

LES INTERRELATIONS EN MILIEU DE TRAVAIL : pour y vivre en harmonie

À l’heure où les relations interpersonnelles harmonieuses en milieu de travail sont de plus en plus difficiles à maintenir : environnement économique précaire, compétition interne et externe omniprésente, sentiment d’urgence constant, pression continue pour la performance…il importe encore plus d’être vigilant aux comportements (les nôtres et les autres) qui peuvent être de nature nuisible à l’ambiance de travail.

 Je vous propose donc une série de petits conseils pour mieux composer avec les gens qui ne semblent pas vous apprécier autant que vous le souhaiteriez.

 LES CONFLITS DE PERSONNALITÉ : FAIRE FACE AUX REJETS

  • Évitez la croyance irrationnelle (distorsion cognitive) selon laquelle il faut que vous plaisiez à tout le monde, que tous vous aiment et vous approuvent en tout temps pour être heureux et pour vous estimer vous-même.

 

  • Adoptez une croyance rationnelle; ce serait bien si j’étais aimé par tout le monde, mais je peux fort bien survivre sans l’approbation de tous. Ce qui doit importer pour vous, c’est que les personnes de qui vous dépendez (patrons, proches, collègues et amis) vous apprécient et vous approuvent.

 

  • Soyez très attentif à la rétroaction que vous recevez de vos collègues. Vous devez découvrir pourquoi ils vous apprécient…ou non.

 

  • N’oubliez pas que vous ne pouvez forcer les gens à changer leurs sentiments envers vous ni la façon dont ils interprètent vos actions. Ce que vous pouvez changer, c’est vous-même.

 

  • Identifiez les actions que vos collègues n’aiment pas. Repérez les conflits (potentiels) que vous avez avec eux. Votre façon de percevoir les conflits est très importante.

 

  • Essayez de vous percevoir en vous mettant à la place des autres.

 

  • Modifiez votre comportement. Essayez de vous comporter de façon à ne pas créer de situations dans lesquelles vous êtes rejeté. Adaptez-vous aux personnes et contextes.

 

  • N’insultez pas vos collègues et employés et ne vous mettez pas en colère contre eux. Plus vous les rejetterez, plus il sera difficile de faire changer l’opinion qu’ils ont de vous.

 

  • Soyez patient. Cela prend du temps pour changer.

 

  • Faites bien votre travail. Prenez vos responsabilités au sérieux et faites du bon travail. Soyez fiable. Cela vous vaudra le respect de vos collègues, patrons et employés.

 

  • Aimez-vous vous-même. Vous ne pouvez pas attendre des autres qu’ils vous apprécient si vous ne vous appréciez pas vous-même.

 

Denis Béliveau

Consultant et formateur professionnel

 

La gestion des générations en entreprise: défis et croyances

Depuis déjà plusieurs années, on parle beaucoup de diversité générationnelle et des stéréotypes qui s’y rapportent dans les entreprises. Depuis l’arrivée des postboomers sur le marché du travail, les employeurs et les employés des autres générations doivent composer avec une nouvelle réalité et adapter le milieu de travail en fonction des attitudes et de l’éthique de travail des membres de chaque groupe.

« Le milieu de travail est composé de quatre générations différentes : les traditionalistes (1922-1945), les enfants de l’après-guerre ou baby-boomers (1946-1964), la génération X (ou génération Nexus) (1965-1980) et la génération Y (ou génération postboom) (1981-2000) », explique Marion Balla, spécialiste en promotion du travail d’équipe. Selon madame Balla, les membres de chaque groupe affichent des attentes, des croyances et des attitudes différentes en matière de travail. 

La valorisation de ces différences et la promotion du travail d’équipe dans le but de respecter la diversité et l’inclusion sont essentielles à l’établissement d’un milieu de travail sain, productif et uni. 

Comment les employeurs peuvent-ils mettre en œuvre un programme pertinent qui répondra à ce besoin? Tout d’abord, ils doivent tenir compte des quatre groupes générationnels et déterminer les besoins et les attentes des membres de ceux-ci envers leurs propres collègues et leurs dirigeants. 

Quelques exemples

Un traditionaliste pourrait ne pas se montrer très enthousiaste à l’idée d’enrichir ses connaissances et compétences professionnelles, car il se prépare sans doute à prendre sa retraite au cours des prochaines années.

À l’opposé se trouve la génération des postboomers, à laquelle se rattachent des objectifs bien différents. En effet, les Y démontrent souvent une grande soif d’apprendre et veulent se hisser au sommet très rapidement. Cette impatience pourrait effrayer certains employeurs, mais au contraire, ils pourraient tirer parti de cet empressement et offrir aux Y ce dont ils ont besoin, tout en leur montrant comment cadrer dans la culture de l’entreprise.

Ils pourraient jumeler des employés avec un mentor plus âgé et plus expérimenté. 

En conclusion, une communication ouverte entre les employés des différents groupes générationnels (des réunions informelles pourraient contribuer à établir un dialogue et permettre de comprendre les besoins et attentes de chacun) favorisera une collaboration et un esprit d’équipe plus efficaces, donc une situation « gagnant-gagnant » pour chaque génération au travail!

Denis Béliveau
Enseignant au Service aux entreprises

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